🌼Rouille blanche du chrysanthème : en jours courts, s’attendre à une forte pression d’infection

Feuille verte avec taches blanches et jaunâtres, gros plan, arrière-plan flou.
Gros plan de fleurs blanches en boutons dans un feuillage vert dense

Dans les cultures de chrysanthèmes (Chrysanthemum indicum) destinées à la fleur coupée en pleine terre ainsi que dans les cultures en pots, l’entrée en jours courts marque une phase particulièrement critique pour la rouille blanche du chrysanthème (Puccinia horiana). Les plantes sont désormais denses. La rosée et l’humidité sur les feuilles mettent alors très longtemps à sécher.

Des températures à partir de 16°C-18 °C et une humidité de l’air supérieure à 80-90 % créent des conditions optimales pour l’infection et une propagation rapide. La pression peut varier fortement selon les variétés ; certaines particulièrement sensibles exigent donc une vigilance accrue.

Les premiers symptômes sont des taches claires d’environ 5 mm sur les feuilles. Des pustules caractéristiques blanc rosé, contenant des spores, se forment ensuite sur la face inférieure. Les spores peuvent se propager rapidement dans la culture par les éclaboussures et le vent, jusqu’à provoquer des dégâts considérables ou des pertes totales.
 

Une stratégie préventive est essentielle. Contrôlez régulièrement et de manière ciblée les cultures, y compris dans le tiers inférieur des plantes, où les premiers foyers passent facilement inaperçus. L’irrigation doit impérativement éviter de mouiller le feuillage : de préférence par goutte-à-goutte ou tuyaux de drip dans les cultures de fleurs coupées, et par subirrigation ou arrosage par inondation pour les cultures en pots. Une stratégie fongicide est recommandée pour lutter contre ce pathogène.

 

🦗2e génération de teigne des crucifères : les plantes ornementales également menacées

Début septembre, la deuxième génération de la teigne des crucifères (Plutella xylostella) apparaît. Ce ravageur ne concerne pas uniquement les cultures légumières : il peut aussi causer des dégâts importants dans les cultures ornementales. Les crucifères (Brassicaceae) sont particulièrement exposés. En horticulture ornementale, cela inclut notamment Iberis, Erysimum, Matthiola, Lobularia ainsi que les choux d’ornement.

Les premiers signes d’infestation apparaissent sous forme de petites zones de grattage sur la face inférieure des feuilles. L’épiderme supérieur reste généralement intact, créant les « fenêtres » à membrane transparente caractéristiques dans le limbe. Ce type de dégât est appelé alimentation en fenêtre. Une observation attentive permet souvent de repérer des chenilles verdâtres d’environ 1 cm. Au contact, elles réagissent vivement, se tortillent et se laissent souvent tomber de la plante au bout d’un fil.

Le suivi n’est pas toujours facile, car les papillons sont actifs principalement au crépuscule et la nuit.

En prévention, les cultures exposées peuvent être couvertes d’un filet anti-insectes à mailles fines immédiatement après le rempotage. Cela empêche efficacement la ponte et réduit considérablement le risque d’infestation. Une lutte phytosanitaire peut être envisagée en action curative.

chenille de crucifère sur feuille verte
teigne des crucifère adulte sur feuille verte

🪲Pucerons dans les cultures de pépinière : rester vigilant en automne

Lorsque la croissance des plantes ralentit, les infestations de pucerons dans les cultures de pépinière passent vite au second plan. Pourtant, des semaines d’automne chaudes, jusqu’à tard en octobre, peuvent encore favoriser le développement de différentes espèces de pucerons. La pression parasitaire peut donc rester élevée.

De nombreux végétaux ligneux de pépinière peuvent être concernés ; selon la culture, des espèces de pucerons très différentes, parfois très spécifiques à leur hôte, peuvent apparaître. Le puceron lanigère du hêtre (Phyllaphis fagi) peut rester actif jusqu’en octobre. Il se caractérise par des sécrétions cireuses blanchâtres, du miellat, la colonisation de la face inférieure des feuilles et l’enroulement des feuilles. Dans ces conditions, une lutte utilisant uniquement des produits de contact est peu pertinente.

Particulièrement important en automne : la ponte des œufs d’hiver !

Avec l’apparition de la génération sexuée, de nombreuses espèces de pucerons commencent à pondre sur les bourgeons, les pousses ou dans des zones abritées de l’écorce. Ces œufs d’hiver survivent à la saison froide et constituent, dès le débourrement au printemps, la base d’une nouvelle infestation précoce.

Surveillance et lutte :

Contrôler régulièrement les cultures et ne pas laisser les populations présentes entrer en hivernage sans intervention. Une lutte chimique est possible pour éliminer les individus.

 

oeufs de puceron sous feuille
feuille suite à attaque de pucerons

Cycle biologique du Puceron

Connaître le cycle biologique du puceron c'est aussi mieux connaitre le ravageur pour mieux cibler et adapter ses stratégies de lutte aux phases de développement et à la période de l'année.

Suivi des essais Biostimulants Syngenta

Face aux défis du changement climatique et à la nécessité de produire durablement, les biostimulants s'imposent comme une innovation majeure. Découvrez comment ces solutions d'origine naturelle révolutionnent la gestion des cultures en optimisant les capacités naturelles des plantes.

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