⚠️ Alertes
- 🪲 Aleurode : Pression sur les poinsettias
- 💮 Chrysanthèmes : Dommages accrus
- 🍄 Colletotrichum : sur le Gaultheria
🪲 Aleurode sur les poinsettias : l'identification, la clé du succès du contrôle
Triangulaire | Linéaire
Pour l'aleurode Bemisia tabaci, la densification du feuillage des poinsettias favorise son développement au sein de la culture. En cas d'infestation, déterminer l'espèce respective est primordial pour assurer un contrôle du ravageur.
Bemisia et Trialeurodes sont les espèces les plus couramment trouvées sur les plantes ornementales dont les poinsettias, par exemple. Pour l'identification, voici un tableau récapitulatif des caractéristiques des deux espèces :
| Caractéristique | Trialeurodes vaporariorum Aleurode des serres | Bemisia tabaci Aleurode du tabac |
| Apparence | ||
| Couleur du corps | Blanc pur | Blanc jaunâtre |
| Position des ailes | Horizontale au repos | Repliée en pente de 45° au repos |
| Taille du corps | 1,5-2,5 mm | 1-1,5 mm |
| Mode de vie | ||
| Plantes hôtes | Large spectre, surtout les plantes maraîchères et plantes ornementales | Très large spectre (>500 espèces) |
| Optimum de température | 20-25°C | 25-30°C (plus tolérant à la chaleur) |
| Localisation sur la plante | Sur les feuilles moyennes et âgées | Sur les feuilles jeunes et moyennes |
| Transmission de virus | Vecteur moins important | Capable de transmettre plus de 100 virus |
| Durée de développement | 18-22 jours (à 26°C) | 15-22 jours (à 26°C) |
| Particularités | Plus facile à contrôler | Forme des biotypes avec différentes résistances |
Mesures de contrôle :
Même une infestation mineure rend nécessaire la mise en place d'une stratégie de contrôle.
Bemisia tabaci s'avère plus difficile à contrôler, car il est capable de développer une résistance aux substances actives plus rapidement et présente des cycles de développement un peu plus courts que ceux du Trialeurodes vaporariorum.
💮 Chrysanthèmes : dommages accrus causés par les ravageurs présents au sein des cultures
Chez les chrysanthèmes de jardin comme ceux cultivés pour la fleuristerie, des dommages importants causés par des insectes peuvent survenir lors du cycle de développement de la plante. Typiquement, l'activité alimentaire des insectes adultes provoque l'apparition de taches jaunes sur la surface des feuilles, qui peuvent évoluer en perforations pouvant atteindre 2 mm de taille.
Ces insectes sont très mobiles les rendant difficiles à localiser dans la culture. Ils sont polyphages, pouvant donc s'attaquer aux autres plantes cultivées à proximité.
Surveillez attentivement - ces insectes sont vecteurs de virus, même les infestations mineures nécessitent une action de lutte.
Points clés pour la gestion des insectes sur chrysanthèmes :
• La détection précoce est cruciale en raison de leur mobilité et du fait qu'ils peuvent potentiellement transmettre des virus
• Recherchez les taches jaunes caractéristiques présentes sur la surface des feuilles
• Surveillez les cultures voisines en raison de la nature polyphage de ces ravageurs
🍄 Attention au Colletotrichum sur le Gaultheria
Colletotrichum gloeosporioides est un pathogène qui se développe lorsque les températures sont élevées et que l'atmosphère est humide. Il attaque les plantes de Gaultheria et entraine le dépérissement de leurs pousses. Cela peut conduire très rapidement à la perte de plantes entières.
Lorsque la plante est attaquée par ce pathogène, les pousses palissent, commencent à flétrir et finissent par se dessécher. Des lésions brun-noir se développent à la base des pousses infectées. Le champignon forme des taches brunes sur les feuilles, ce qui va entraîner, sur ces lésions, la formation de fructifications noires.
Sur les baies de la plante, l'infection se manifeste par l'apparition de taches brunes qui vont se développer rapidement. La baie entière se couvre de pourriture molle, se momifie et reste accrochée à la pousse. La propagation de l'infection se fait en partie par la projection d'eau. Il est conseillé de retirer rapidement les plantes endommagées de la culture.
Les dommages causés par les rayons UV ou bien par la phytotoxicité d'un produit peuvent provoquer des symptômes similaires, seul un examen en laboratoire permet un diagnostic fiable.
Il est recommandé de mettre en place une stratégie de traitement, avec des applications régulières à intervalles de 14 jours, pendant la période de formation des baies, pour lutter contre le Colletotrichum gloeosporioides.
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